Frédéric Couraillon

Le bestiaire des limbes”
Dessins de Frédéric Couraillon
Papier froissé, huilé, taché, piqué, frottis de terre et de charbon, averses de traits, empreintes de doigts. Le ciel
uniforme de la feuille, d’abord soumis aux intempéries du geste et des matériaux, acquiert un grain organique,
la consistance d’une matière vivante et l’irrégularité d’un paysage.
L’abstraction du dessin se trouve ainsi récusée, attestant un goût profond pour les aventures de la matière –
exploration continuée avec d’autres moyens dans la pâte des tableaux, qui, dans la lignée d’un Monticelli, semble
faite de pierres précieuses écrasées.
Eloge d’un état rupestre de l’expression? Peindre et dessiner à même la terre, l’herbe et les pierres, renouer
avec les substances primordiales d’un monde que nous n’encombrons pas encore…
Cécile Kermet

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